Yvanna Besseke

Une voix qui croit au pouvoir de la jeunesse
Pour Yvanna BESSEKE, la periztocratie représente avant tout le pouvoir des jeunes. Cette vision repose sur une conviction profonde : l’avenir du continent africain dépend de sa jeunesse, à condition qu’elle soit formée, éduquée et consciente de son potentiel.
« Le vrai capital de l’Afrique, c’est une jeunesse formée, éduquée et qui sait quoi faire. »‍
À travers ses prises de parole, elle souhaite encourager les jeunes Camerounais, mais aussi la jeunesse africaine en général, à croire en la possibilité d’un changement. Son objectif est clair : montrer qu’il est possible de bâtir un Cameroun différent, et plus largement une Afrique qui ressemble à sa jeunesse.

« Le fait  d’avoir quitté le Cameroun, d’avoir vu d’autres choses, ça m’a permis de comprendre qu’on peut faire autrement »
Yvanne BESSEKE a étudié entre le Cameroun et la France. Mais selon elle, ce ne sont pas uniquement les études qui l’ont construite : ce sont aussi les expériences vécues dans différents pays.
Quitter le Cameroun lui a permis de voir d’autres réalités, d’observer d’autres manières de faire et de comprendre qu’un autre modèle était possible. Mais cette ouverture sur le monde lui a également permis de mieux définir ce qu’elle ne voulait pas voir arriver dans son propre pays.‍
Les réseaux sociaux, une mine d’or à double tranchant
« Les réseaux sociaux, comme tout, c’est un couteau suisse à double tranchant. »
Ils peuvent ouvrir des portes, connecter les jeunes à des opportunités et amplifier des idées importantes. Mais mal utilisés, ils peuvent aussi devenir un frein, surtout lorsqu’on n’est pas suffisamment éduqué à leur usage.
C’est pourquoi elle insiste sur l’importance de former les jeunes à mieux comprendre ces espaces numériques, afin qu’ils deviennent des outils de construction plutôt que de distraction.

Savoir parler pour saisir les opportunités
L’un des messages forts d’Yvanna BESSEKE concerne la prise de parole. Selon elle, savoir s’exprimer est une compétence essentielle, parfois aussi déterminante qu’un diplôme.
Elle raconte avoir obtenu plusieurs opportunités sans même avoir besoin de présenter son CV, simplement parce qu’elle avait pris la parole dans une salle et que sa voix avait marqué les esprits.
« Celle qui sait manier les mots peut ouvrir des portes que les diplômes seuls ne peuvent pas ouvrir. » affirme-t-elle
À travers son parcours, Yvanna BESSEKE rappelle que la jeunesse africaine possède déjà une partie des réponses aux défis du continent. Encore faut-il lui donner les moyens de s’exprimer, de se former et de prendre sa place.
KRISTEVA FOPA