Lysiane LISSOM

Des débuts avec 10 000 FCFA
Lysiane commence avec peu de moyens. Sa mère lui remet 10 000 FCFA, qu’elle utilise pour acheter ses premiers ingrédients. Pour le matériel, elle se sert simplement de ce qui était déjà disponible à la maison.
« J’ai commencé avec la somme de 10 000 FCFA remise par ma maman. »
L’aventure débute en 2016, mais elle ne la prend pas encore totalement au sérieux. C’est en 2018 qu’elle décide de se lancer véritablement, en donnant une nouvelle identité à son projet : Cak’Tries.

Croire en sa voie malgré les doutes
Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Lysiane fait face aux moqueries et aux incompréhensions. Certains camarades d’université se moquent d’elle, tandis que son père lui conseille d’aller chercher un travail. Mais elle reste convaincue d’être sur le bon chemin.
« J’étais sûre d’être sur ma voie. Ce n’est que pour ça que j’ai continué. »
Aujourd’hui, son père est fier d’elle, et sa mère continue de l’accompagner dans la gestion de l’entreprise. Lisa l’appelle affectueusement sa “big manager”.
Des pâtisseries maison et un service client soigné
Chez Cak’Tries, les produits phares sont les cupcakes et les cakes faits maison. Le bestseller reste le cupcake chocolat, très apprécié par la clientèle.
Mais pour Lisa, la réussite de son entreprise ne repose pas seulement sur le goût. Elle met aussi un accent particulier sur la satisfaction client, la qualité du service et la régularité des produits proposés.
« Ce qui fait la particularité de Cake Chris aujourd’hui, c’est la satisfaction client. »
Grâce à cette exigence, elle affirme avoir une clientèle fidèle, qui reconnaît la valeur de son travail.
Une entrepreneure formée sur le terrain
Lysiane explique ne pas avoir toujours aimé l’école. Son apprentissage s’est surtout fait par la pratique, au contact du terrain, des clients et des réalités de l’entreprise.
« J’ai vraiment appris sur le terrain. »
Travailler avec une équipe n’est pas toujours facile, surtout lorsqu’il faut gérer la production, l’organisation et les responsabilités du quotidien. Mais elle reste motivée par l’amour de son métier.

Vivre de sa passion
Aujourd’hui, Cak’Tries lui permet de faire tourner son entreprise et de vivre décemment. Lisa ne regrette pas d’avoir choisi l’entrepreneuriat et le travail à son propre compte.
« Je ne regrette pas d’avoir laissé les bureaux pour travailler à mon propre compte. »
Elle affirme même n’avoir jamais vraiment cherché un emploi classique, car elle s’est très tôt concentrée sur son activité.
« Moi, je n’ai jamais cherché le travail, d’ailleurs je ne sais même pas comment on fait. »
Une ambition au-delà de sa ville
Lysiane souhaite désormais étendre Cak’Tries dans tout le Cameroun. Une ouverture à Douala est d’ailleurs prévue, preuve que son projet continue de grandir.
À travers son parcours, elle montre qu’une passion familiale peut devenir une véritable entreprise lorsqu’elle est portée par la persévérance, le travail et la confiance en soi.
« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
SARAH MBASSI