Katia eyi

Une vocation plus forte que les doutes
AprĂšs le lycĂ©e, Katia insiste auprĂšs de sa famille pour Ă©tudier les arts du spectacle. Ses proches doutent, mais elle continue de travailler et de croire en son rĂȘve.
Sa rencontre avec lâartiste pluridisciplinaire Blick Bassy marque un tournant dans sa carriĂšre. GrĂące Ă lui, elle participe Ă sa premiĂšre tournĂ©e europĂ©enne.
« Jusquâau jour oĂč je pars Ă lâaĂ©roport avec mes parents, je prends lâavion devant eux. Câest lĂ quâils ont rĂ©alisĂ© que la danse pouvait mâamener aussi loin. »
â

La danse comme métier
Sur scĂšne, elle ne se contente pas de bouger. Elle incarne des personnages, raconte des histoires et cherche Ă faire vibrer le public.
« Moi, jâai dĂ©cidĂ© de faire de la danse mon mĂ©tier. Moi, jâĂ©tudie la danse. »
Pour elle, la danse demande de la rigueur, de la discipline et beaucoup de courage. Ce nâest pas seulement une passion, mais un travail profond qui nĂ©cessite de lâengagement.
« Il faut avoir le gros cĆur dans la danse, parce que si tu fais un faux pas, on marche sur toi. »â
Une ouverture vers le monde
Cette expĂ©rience en Europe lui ouvre les yeux et renforce sa dĂ©termination. Plus tard, sa formation au SĂ©nĂ©gal, Ă lâĂcole des Sables, auprĂšs de Germaine Acogny, devient lâun des moments les plus marquants de son parcours.
Cette Ă©tape lui permet de comprendre quâil existe un vĂ©ritable espoir pour les danseurs africains.
â
â
.png)
Ătre femme, africaine et danseuse
Mais ĂȘtre danseuse, africaine et femme demande une force particuliĂšre. Katia le dit clairement : dans ce milieu, il faut ĂȘtre vigilante, disciplinĂ©e et prĂȘte Ă se battre.
« Tu es africaine, tu es noire et tu es encore une femme : tu nâas mĂȘme pas le droit Ă lâerreur. »
Au Cameroun, oĂč la danse nâest pas toujours reconnue comme un vrai mĂ©tier, Katia a pourtant dĂ©cidĂ© dâen faire sa profession.
âAFU Dance Academy, un hĂ©ritage pour demain
Avec AFU Dance Academy, Katia souhaite transmettre son savoir et laisser un héritage aux générations futures. Son ambition est claire : faire reconnaßtre la danse camerounaise et africaine à sa juste valeur.
« Au mĂȘme titre quâon parle de Samuel Etoâo dans le football, mon objectif est quâon parle de moi dans le domaine de la danse. »
Ă travers son parcours, Katia prouve que la danse peut ĂȘtre bien plus quâune passion. Elle peut devenir une voix, une carriĂšre et un hĂ©ritage.
Son histoire rappelle quâavec de la dĂ©termination, de la discipline et du courage, il est possible de dĂ©fendre son rĂȘve, mĂȘme lorsque les autres nây croient pas encore.
SARAH MBASSI