August 27, 2025

Katia eyi

Une vocation plus forte que les doutes

AprĂšs le lycĂ©e, Katia insiste auprĂšs de sa famille pour Ă©tudier les arts du spectacle. Ses proches doutent, mais elle continue de travailler et de croire en son rĂȘve.

Sa rencontre avec l’artiste pluridisciplinaire Blick Bassy marque un tournant dans sa carriĂšre. GrĂące Ă  lui, elle participe Ă  sa premiĂšre tournĂ©e europĂ©enne.

« Jusqu’au jour oĂč je pars Ă  l’aĂ©roport avec mes parents, je prends l’avion devant eux. C’est lĂ  qu’ils ont rĂ©alisĂ© que la danse pouvait m’amener aussi loin. »

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La danse comme métier

Sur scĂšne, elle ne se contente pas de bouger. Elle incarne des personnages, raconte des histoires et cherche Ă  faire vibrer le public.

« Moi, j’ai dĂ©cidĂ© de faire de la danse mon mĂ©tier. Moi, j’étudie la danse. »

Pour elle, la danse demande de la rigueur, de la discipline et beaucoup de courage. Ce n’est pas seulement une passion, mais un travail profond qui nĂ©cessite de l’engagement.

« Il faut avoir le gros cƓur dans la danse, parce que si tu fais un faux pas, on marche sur toi. »‍

Une ouverture vers le monde

Cette expĂ©rience en Europe lui ouvre les yeux et renforce sa dĂ©termination. Plus tard, sa formation au SĂ©nĂ©gal, Ă  l’École des Sables, auprĂšs de Germaine Acogny, devient l’un des moments les plus marquants de son parcours.

Cette Ă©tape lui permet de comprendre qu’il existe un vĂ©ritable espoir pour les danseurs africains.

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Être femme, africaine et danseuse

Mais ĂȘtre danseuse, africaine et femme demande une force particuliĂšre. Katia le dit clairement : dans ce milieu, il faut ĂȘtre vigilante, disciplinĂ©e et prĂȘte Ă  se battre.

« Tu es africaine, tu es noire et tu es encore une femme : tu n’as mĂȘme pas le droit Ă  l’erreur. »

Au Cameroun, oĂč la danse n’est pas toujours reconnue comme un vrai mĂ©tier, Katia a pourtant dĂ©cidĂ© d’en faire sa profession.

‍AFU Dance Academy, un hĂ©ritage pour demain

Avec AFU Dance Academy, Katia souhaite transmettre son savoir et laisser un héritage aux générations futures. Son ambition est claire : faire reconnaßtre la danse camerounaise et africaine à sa juste valeur.

« Au mĂȘme titre qu’on parle de Samuel Eto’o dans le football, mon objectif est qu’on parle de moi dans le domaine de la danse. »

À travers son parcours, Katia prouve que la danse peut ĂȘtre bien plus qu’une passion. Elle peut devenir une voix, une carriĂšre et un hĂ©ritage.

Son histoire rappelle qu’avec de la dĂ©termination, de la discipline et du courage, il est possible de dĂ©fendre son rĂȘve, mĂȘme lorsque les autres n’y croient pas encore.

SARAH MBASSI

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