Ayden Marcy
.png)
Un business né presque par hasard
Derrière Ayden Beauty, il n’y avait pas au départ un grand projet préparé pendant des mois. Tout commence simplement, après l’obtention du baccalauréat. Avec une récompense de 50 000 FCFA reçue de ses parents, elle achète un pack de trois perruques synthétiques pour elle-même.
En publiant les perruques en statut, elle ne pense même pas encore à vendre. Mais très vite, les messages arrivent : plusieurs personnes lui demandent les prix. Elle comprend alors qu’il y a une opportunité à saisir.
« Je ne postais même pas pour vendre. J’ai vu les gens commencer à me demander les prix. »
Elle ajoute une marge, répond aux demandes, et c’est ainsi que naît Ayden Beauty, une marque qui commence par la vente de perruques et qui porte aujourd’hui une vision plus grande dans le domaine de la beauté.
‍

Un esprit d’entrepreneur depuis l’adolescence
Si son entourage n’a pas été surpris par son lancement, c’est parce qu’elle avait déjà cette fibre commerciale depuis longtemps. Dès la classe de 4e ou 3e, elle faisait déjà de petites activités et maquillait même certaines personnes autour d’elle.
« Dès la classe de 4e ou 3e, j’ai toujours été cette personne qui faisait un petit quelque chose. »
Pour elle, entreprendre n’est donc pas arrivé par hasard. C’est une continuité naturelle, portée par son envie d’être indépendante, de créer quelque chose à elle et de ne pas toujours dépendre de ses parents pour réaliser ses envies.
Entre études et business : apprendre à structurer
Même si elle fait des études en marketing, elle estime que l’école ne prépare pas toujours suffisamment aux réalités concrètes de l’entrepreneuriat.
« Je fais des études en marketing, mais je pense qu’à l’école on ne nous prépare pas assez. »
Gérer un business en parallèle des études n’a pas été simple. Au début, tout était stressant, surtout lorsqu’il fallait collaborer avec des personnes parfois plus âgées. Mais avec le temps, elle comprend que l’entrepreneuriat n’est pas une question d’âge, mais plutôt d’organisation et de structuration.
« L’entrepreneuriat n’est pas une question d’âge, c’est une question de structuration. »
Elle met alors en place une manière de travailler qui lui permet de suivre son activité même lorsqu’elle n’est pas présente, afin de savoir en fin de journée ce qui s’est passé.

Avancer malgré le regard des autres
Dans son parcours, elle a aussi appris une chose essentielle : on ne peut pas contrôler ce que les autres pensent de nous. Au lieu de chercher à se justifier, elle préfère rester concentrée sur ses objectifs.
« On ne peut pas contrôler ce que les gens penseront de nous. »
Cette confiance en elle l’a également aidée à se lancer dans l’aventure Miss UCAC, malgré les découragements. Certains lui disaient qu’elle n’était pas assez connue ou qu’elle venait du village. Mais elle a choisi de croire en elle, et à la fin, elle a gagné.
« Je reste vraiment focus sur mes objectifs. »
Pour elle, la peur du jugement empêche beaucoup de personnes d’oser. Pourtant, une idée peut devenir une vraie source de revenus si l’on accepte de se lancer.
Son message aux jeunes est clair : il ne faut pas attendre l’approbation des autres pour commencer. Si une idée de business peut fonctionner, il faut avoir le courage de passer à l’action.
Elle estime que beaucoup de personnes restent bloquées par la honte ou par la peur de ce que les autres vont dire. Mais selon elle, attendre l’accord de tout le monde revient souvent à passer à côté de belles opportunités.
KRISTEVA FOPA
‍