August 27, 2025

Adriel FOTSO

Des débuts avec un téléphone

Avant de travailler avec une caméra professionnelle, Adriel commence simplement avec le téléphone d’un ami. À l’époque, il utilise les derniers iPhone pour prendre des photos. Très vite, ses proches remarquent que ses images ont quelque chose de différent.

« J’ai commencé à faire des photos avec le téléphone d’un ami. »

Ce premier contact avec l’image devient le début d’une véritable aventure. Avec le temps, il passe du téléphone à la caméra et construit progressivement son expérience, en partant du plus bas niveau.

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La passion avant l’argent

Pour Adriel, la photographie et la vidéo ne doivent pas être motivées uniquement par l’argent. Il estime que beaucoup de personnes travaillent aujourd’hui seulement pour gagner, alors que la passion donne une autre profondeur au métier.

« Beaucoup de nos jours travaillent juste pour de l’argent, mais quand on travaille par passion, ça devient différent. »

Il précise toutefois qu’il ne faut pas confondre passion et gratuité. Le travail artistique mérite d’être valorisé, mais il doit d’abord être porté par l’amour du métier.

« Il faut travailler par passion, mais pas gratuitement. »

Selon lui, quand on met de la passion dans ce qu’on fait, les résultats finissent par arriver naturellement

Raconter une histoire, pas seulement filmer

Adriel insiste sur un point essentiel : une bonne vidéo ne dépend pas uniquement du matériel utilisé. Ce qui compte, c’est la capacité à raconter une histoire à travers l’image.

« Ce n’est pas forcément le matériel qui fait une bonne vidéo, c’est la manière de raconter l’histoire que tu captures. »

Pour lui, filmer ne signifie pas simplement poser une caméra. Derrière chaque image, il y a une réflexion, une intention, une préparation et tout un processus créatif.

« Les gens pensent que filmer, c’est seulement poser la caméra, mais il y a tout un gros processus derrière. »

Un artiste autodidacte et polyvalent

En dehors de la photographie, Adriel est aussi musicien. Il joue de la guitare et du piano, et occupe le rôle de directeur technique dans sa chorale à l’église. Son parcours est marqué par l’apprentissage personnel, notamment grâce à YouTube.

« Je suis autodidacte, je me suis formé sur YouTube. »

Même s’il reconnaît l’importance du travail et de la formation, il admet aussi qu’un peu de talent naturel l’a aidé à avancer.

Garder ses valeurs malgré les opportunités

Dans son parcours, Adriel a parfois dû refuser certaines propositions. Il raconte notamment avoir été contacté pour réaliser plusieurs vidéos, avant de découvrir que le projet concernait des films pour adultes. Malgré l’argent proposé, il a choisi de dire non.

« Selon mes valeurs, tu es obligé de dire non. »

Cette décision montre l’importance qu’il accorde à ses principes. Pour lui, toutes les opportunités ne sont pas bonnes à prendre, surtout lorsqu’elles ne correspondent pas à ses valeurs.

Ne pas oublier d’où l’on vient

Aujourd’hui, Adriel a évolué, mais il tient à rester accessible. Il affirme qu’atteindre un certain niveau ne doit pas faire oublier ses débuts ni les personnes qui commencent à peine.

« Ce n’est pas parce qu’on atteint un certain niveau qu’on oublie d’où on sort. »

Il explique qu’il peut encore filmer quelqu’un qui se lance, car il connaît la valeur des débuts et l’importance d’être soutenu.

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Montrer que l’Afrique peut produire grand

L’un de ses grands objectifs est de montrer que le Cameroun et l’Afrique peuvent produire des contenus de qualité. Il rêve de collaborer avec des acteurs africains pour créer des projets forts, capables de faire rayonner le continent.

« Je veux montrer au monde qu’au Cameroun, en Afrique, on peut. »

Son ambition est de réaliser des productions qui feront dire au public que quelque chose de beau et puissant vient d’Afrique.

Discipline, recherche et foi

Adriel reconnaît qu’il a déjà accompli beaucoup de choses, mais il estime ne pas encore avoir atteint le niveau qu’il vise. Il continue donc à travailler, à apprendre et à se projeter plus loin.

Son conseil aux jeunes est simple : rester discipliné, travailler avec passion, faire des recherches et garder la foi.

« Sois discipliné, travaille avec beaucoup de passion, fais beaucoup de recherches. »

« Il faut croire en Dieu, comme on dit toujours : la fin vaut mieux que le commencement. »

À travers son parcours, Adriel Fostography rappelle que l’image est bien plus qu’un métier technique. C’est une manière de raconter des histoires, de transmettre des émotions et de prouver que l’Afrique a des talents capables de créer des œuvres fortes, belles et inspirantes.

KRISTEVA FOPA

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